
Chaque année, la publication des données Parcoursup révèle quelles licences attirent le plus les lycéens. En 2025, les tendances évoluent légèrement, mais certaines filières conservent leur domination. Le droit reste en tête, tandis que la psychologie prend de plus en plus d’ampleur. D’autres disciplines progressent fortement, notamment l’économie-gestion et les mathématiques.
Voici un panorama complet des licences les plus demandées, enrichi d’une analyse des tendances et des raisons qui expliquent leur popularité.
1. Le trio de tête : droit, psychologie, STAPS
En 2025, la licence de droit demeure la grande favorite des candidats. Elle enregistre 359 728 vœux, un chiffre encore en hausse par rapport aux années précédentes. Le dynamisme de cette filière s’explique par la diversité de ses débouchés et sa réputation d’excellence universitaire.
La deuxième place est désormais occupée par la licence de psychologie, qui connaît une progression remarquable. Elle atteint 153 853 vœux, témoignant d’un intérêt croissant pour les métiers du soin, de la santé mentale et de l’accompagnement.
La licence STAPS, traditionnellement très demandée, recule mais reste dans le top 3 avec 150 419 vœux. Malgré une légère baisse, elle conserve son attractivité auprès des étudiants souhaitant se diriger vers le sport, l’éducation ou la rééducation.
2. Les autres licences en forte progression : économie-gestion et mathématiques
Juste derrière le trio de tête, la licence économie-gestion continue de gagner du terrain. Elle comptabilise 146 431 vœux, un bond de plus de 11 %. Cette hausse reflète l’intérêt grandissant pour les domaines du management, de la finance et de l’entrepreneuriat.
La licence de mathématiques suit la même dynamique, portée par l’essor des métiers de la data, de l’IA et de la cybersécurité. Avec 97 331 vœux, elle s’installe durablement dans le top 5 des filières scientifiques.
3. Tableau des 10 licences les plus demandées en 2025
Voici le classement complet, basé sur les chiffres officiels Parcoursup :
| Classement 2025 | Licence | Nombre de vœux confirmés |
|---|---|---|
| 1 | Droit | 359 728 |
| 2 | Psychologie | 153 853 |
| 3 | STAPS | 150 419 |
| 4 | Économie-Gestion | 146 431 |
| 5 | Mathématiques | 97 331 |
| 6 | Sciences de la vie | ~80 000 |
| 7 | LLCER | ~75 000 |
| 8 | LEA | ~72 000 |
| 9 | Histoire | ~68 000 |
| 10 | Sciences de la vie (LAS) | ~60 000 |
Ce tableau montre la domination des filières juridiques, sociales et scientifiques, mais il met aussi en lumière l’attractivité croissante des licences linguistiques et des licences interdisciplinaires.
4. Pourquoi ces licences sont-elles autant demandées ?
Plusieurs facteurs expliquent la popularité de ces formations.
D’abord, leur forte visibilité sociale joue un rôle essentiel. Le droit et la psychologie, par exemple, sont perçus comme des filières prestigieuses, riches en débouchés et adaptées à des profils variés. Leurs métiers associés sont largement médiatisés et jouissent d’une image valorisante.
Ensuite, beaucoup de ces licences ouvrent la voie à des secteurs en pleine croissance : intelligence artificielle, santé mentale, sport et bien-être, transition économique. Les étudiants cherchent des diplômes qui garantissent une stabilité professionnelle, tout en leur laissant la possibilité de se spécialiser plus tard en master.
Enfin, l’université reste perçue comme un espace accessible financièrement, ce qui encourage une majorité de lycéens (70 % en 2025) à formuler au moins un vœu en licence.
5. Comment maximiser ses chances d’admission dans ces licences ?
L’accès aux licences les plus demandées dépend d’un dossier solide, même si elles sont officiellement non sélectives. L’université étudie avec attention le dossier scolaire, les appréciations et la cohérence du projet de formation motivé.
Les étudiants doivent particulièrement soigner leur rédaction, en montrant leur intérêt réel pour la filière et en justifiant leur démarche. La diversification des vœux reste également un élément stratégique, car certaines universités affichent des taux d’admission très faibles dans ces filières saturées.
La mobilité géographique peut aussi augmenter les chances d’obtenir une place. Des universités situées hors des grandes métropoles disposent souvent de plus de capacités d’accueil et d’une concurrence moins forte.
